À la suite de la récente visite du Pape Léon XIV en France, la couronne de la Vierge d’argent a refait son apparition sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, après plusieurs années à l’abri des regards. Chef-d’œuvre d’orfèvrerie et de joaillerie réalisé par la Maison Boucheron entre 1923 et 1929, cette pièce miraculée de l’incendie du 15 avril 2019 a été restaurée en 2016 par les ateliers de la Maison, témoignant de l’excellence de ses savoir-faire.
Une pièce d'orfèvrerie d'exception
Visuel © Boucheron
Appartenant au Trésor de Notre‑Dame, la couronne de la Vierge d’argent de Notre‑Dame de Paris fut réaliséé en 1929 par la Maison Boucheron.
Cette pièce d'orfèvrerie, destinée à coiffer la statue d’argent de la Vierge à l’Enfant, est utilisée lors de la procession du 15 août de l'Assomption et des grandes célébrations. Cet ornement liturgique respecte les codes des couronnes mariales françaises du XIXᵉ–XXᵉ siècle dont le bandeau est orné de motifs ciselés.
Comme les couronnes de Vierge françaises traditionnelles, elle comporte quatre grands fleurons en forme de fleurs de lys, symboles de la royauté, de la pureté mariale et de la Vierge reine. Des gemmes taillées en cabochons, des diamants, des perles de culture, des applications d'émail dans les dégradés de bleu et des motifs ciselés complètent la décoration de style Art déco religieux. Elle est conçue pour être posée sur la tête de la statue d’argent, sans l’alourdir, car la statue est portée en procession.
En dehors des processions, la couronne est conservée dans la sacristie.
Visuel © Boucheron
Appartenant au Trésor de Notre‑Dame, la couronne de la Vierge d’argent de Notre‑Dame de Paris fut réaliséé en 1929 par la Maison Boucheron.
Cette pièce d'orfèvrerie, destinée à coiffer la statue d’argent de la Vierge à l’Enfant, est utilisée lors de la procession du 15 août de l'Assomption et des grandes célébrations. Cet ornement liturgique respecte les codes des couronnes mariales françaises du XIXᵉ–XXᵉ siècle dont le bandeau est orné de motifs ciselés.
Comme les couronnes de Vierge françaises traditionnelles, elle comporte quatre grands fleurons en forme de fleurs de lys, symboles de la royauté, de la pureté mariale et de la Vierge reine. Des gemmes taillées en cabochons, des diamants, des perles de culture, des applications d'émail dans les dégradés de bleu et des motifs ciselés complètent la décoration de style Art déco religieux. Elle est conçue pour être posée sur la tête de la statue d’argent, sans l’alourdir, car la statue est portée en procession.
En dehors des processions, la couronne est conservée dans la sacristie.
Origine de la vierge d'argent
Visuel © Boucheron - Archives
A l'origine, c'est Louis XVIII qui souhaitait offrir une statue d’une Vierge à Notre‑Dame de Paris.
Finalement, ce n'est qu'en 1826 que la statue est finalement réalisée sous Charles X, d’où son surnom « Vierge de Charles X ». Elle a été sculptée par Charles Nicolas Odiot, maître orfèvre. Ce dernier a utilisé la technique du repoussage sur argent, ce qui permet d'alléger la statue pour plus de confort lors des processions, car ses dimensions ne sont pas négligeables avec 1,56 m de haut et 55 cm de large. La couronne a été crée un siècle plus tard.
Charles Nicolas Odiot fut l’orfèvre du roi Louis‑Philippe et l’héritier de la prestigieuse maison Odiot, fondée par son père, Jean‑Baptiste‑Claude Odiot, orfèvre de Napoléon. Il dirigea l’atelier à partir de 1827, développant un style plus souple et décoratif que celui de son père, marqué par le retour du goût rococo, les putti, les guirlandes florales et les vignes ondoyantes. La clientèle de la maison est internationale et est particulièrement recherchée par les cours étrangères, notamment la Russie, grande amatrice d’orfèvrerie française.
Informations des lecteurs : Dans le cadre de la nouvelle loi encadrant le travail des influenceurs, mais aussi des journalistes et tous ceux qui sont présents sur les réseaux sociaux, nous vous informons que cet article n'a pas donné lieu à rémunération.
Visuel © Boucheron - Archives
A l'origine, c'est Louis XVIII qui souhaitait offrir une statue d’une Vierge à Notre‑Dame de Paris.
Finalement, ce n'est qu'en 1826 que la statue est finalement réalisée sous Charles X, d’où son surnom « Vierge de Charles X ». Elle a été sculptée par Charles Nicolas Odiot, maître orfèvre. Ce dernier a utilisé la technique du repoussage sur argent, ce qui permet d'alléger la statue pour plus de confort lors des processions, car ses dimensions ne sont pas négligeables avec 1,56 m de haut et 55 cm de large. La couronne a été crée un siècle plus tard.
Charles Nicolas Odiot fut l’orfèvre du roi Louis‑Philippe et l’héritier de la prestigieuse maison Odiot, fondée par son père, Jean‑Baptiste‑Claude Odiot, orfèvre de Napoléon. Il dirigea l’atelier à partir de 1827, développant un style plus souple et décoratif que celui de son père, marqué par le retour du goût rococo, les putti, les guirlandes florales et les vignes ondoyantes. La clientèle de la maison est internationale et est particulièrement recherchée par les cours étrangères, notamment la Russie, grande amatrice d’orfèvrerie française.
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Carole Grouésy