Marcel Aymé (1902-1967), écrivain français, mêle humour, quotidien et extraordinaire, dans les dix-sept Contes du chat perché, publiés entre 1934 et 1946, dans lesquelles l’auteur dote les animaux de la parole... Tous furent édités par la librairie Gallimard sous la forme de petits albums cartonnés qui furent illustrés par trois artistes successifs : Nathan Altman, Madeleine Parry et Nathalie Parain. Ces albums sont au cœur de l’exposition que petits et grands sont invités à découvrir. Cet univers poétique et malicieux permet d’explorer, au fil des vitrines, les aventures du célèbre chat perché et des personnages imaginés par Marcel Aymé.
Des contes illustrés
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé
« Les Contes du chat perché constituent, sans aucun doute, un des grands moments de la littérature enfantine. Ils se situent à mi-chemin entre le conte merveilleux, où les animaux ont la parole, et la fantaisie sur le langage, devenu assez subversif pour transgresser l’ordre du réel » Claude Anne Parmegiani
Une première vitrine est consacrée aux premiers albums originaux de la série, illustrés par Nathan Altman et Madeleine Parry ; les deux suivantes à ceux illustrés par Nathalie Parain, qui travailla le plus longuement avec Marcel Aymé et réalisa les dessins de l’ensemble des « Contes du Chat perché ».
D’autres surprises attendent les visiteurs, comme cette boîte signée Julie Nadot et ornée de reproductions d’illustrations, qui servit de réceptacle à la collection des dix-sept albums originaux des « Contes du Chat perché » .
Non loin de là, la silhouette d’Alphonse, le chat de Marcel Aymé, sculptée dans l’acier par Jean-Claude Sadoine, veille sur l’ensemble des albums, qui dévoilent leurs pages à la curiosité des visiteurs, sous l’ombre bienveillante de ses moustaches.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé
« Les Contes du chat perché constituent, sans aucun doute, un des grands moments de la littérature enfantine. Ils se situent à mi-chemin entre le conte merveilleux, où les animaux ont la parole, et la fantaisie sur le langage, devenu assez subversif pour transgresser l’ordre du réel » Claude Anne Parmegiani
Une première vitrine est consacrée aux premiers albums originaux de la série, illustrés par Nathan Altman et Madeleine Parry ; les deux suivantes à ceux illustrés par Nathalie Parain, qui travailla le plus longuement avec Marcel Aymé et réalisa les dessins de l’ensemble des « Contes du Chat perché ».
D’autres surprises attendent les visiteurs, comme cette boîte signée Julie Nadot et ornée de reproductions d’illustrations, qui servit de réceptacle à la collection des dix-sept albums originaux des « Contes du Chat perché » .
Non loin de là, la silhouette d’Alphonse, le chat de Marcel Aymé, sculptée dans l’acier par Jean-Claude Sadoine, veille sur l’ensemble des albums, qui dévoilent leurs pages à la curiosité des visiteurs, sous l’ombre bienveillante de ses moustaches.
Nathan Altman, puis Madeleine Parry
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé, illustration Madeleine Parry.
Le premier recueil des Contes du Chat perché est paru en 1934 à la NRF sous la direction de Jacques Schiffrin, connu comme l’éditeur-fondateur de La Pléiade. Ce premier album est le seul à regrouper plusieurs contes, car par la suite ils seront tous publiés séparément. Il comprend quatre titres : « Le Loup », « Les Bœufs », « Le Petit coq noir » et « Le Chien », illustrés de 34 lithographies en couleurs de Nathan Altman.
Nathan Altman (1889-1970) est un peintre soviétique de réputation internationale et décorateur de l’avant-garde russe cubiste-futuriste, qui illustrera également les deux albums suivants : « L’Éléphant » (1935) et « Le Mauvais jars » (1935). Artiste talentueux, Altman utilisait des aquarelles mêlées à des collages transcrits ensemble sur les pierres lithographiques. Chacune des histoires a une couleur dominante. Marcel Aymé était ravi de l’intarissable inventivité d’Altman, qui collaborait également avec le Père Castor, personnage imaginé par Paul Faucher (1898‑1967), toujours présent dans le monde éducatif. En 1935, Altman retourne en URSS.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé, Lu Buse et le cochon : illustration rouge Madeleine Parry. - illustration bleue Nathalie Parain.
L’illustration des deux contes suivants est alors confiée à Madeleine Parry : « La Buse et le cochon » (1936) et « L’Âne et le cheva »l (1937). Mais son plagiat du graphisme d’Altman ne satisfait ni l’éditeur, ni l’auteur, qui songent alors à faire appel à une autre artiste russe, Nathalie Parain. La vitrine montre l’exemplaire original de « La Buse et le cochon », nouvellement illustré par ses soins en 1943. On trouve également l’édition originale des « Contes du Chat perché » (Gallimard NRF, 1946), un des 990 exemplaires numérotés, relié d’après la maquette de Paul Bonet.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé, illustration Madeleine Parry.
Le premier recueil des Contes du Chat perché est paru en 1934 à la NRF sous la direction de Jacques Schiffrin, connu comme l’éditeur-fondateur de La Pléiade. Ce premier album est le seul à regrouper plusieurs contes, car par la suite ils seront tous publiés séparément. Il comprend quatre titres : « Le Loup », « Les Bœufs », « Le Petit coq noir » et « Le Chien », illustrés de 34 lithographies en couleurs de Nathan Altman.
Nathan Altman (1889-1970) est un peintre soviétique de réputation internationale et décorateur de l’avant-garde russe cubiste-futuriste, qui illustrera également les deux albums suivants : « L’Éléphant » (1935) et « Le Mauvais jars » (1935). Artiste talentueux, Altman utilisait des aquarelles mêlées à des collages transcrits ensemble sur les pierres lithographiques. Chacune des histoires a une couleur dominante. Marcel Aymé était ravi de l’intarissable inventivité d’Altman, qui collaborait également avec le Père Castor, personnage imaginé par Paul Faucher (1898‑1967), toujours présent dans le monde éducatif. En 1935, Altman retourne en URSS.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé, Lu Buse et le cochon : illustration rouge Madeleine Parry. - illustration bleue Nathalie Parain.
L’illustration des deux contes suivants est alors confiée à Madeleine Parry : « La Buse et le cochon » (1936) et « L’Âne et le cheva »l (1937). Mais son plagiat du graphisme d’Altman ne satisfait ni l’éditeur, ni l’auteur, qui songent alors à faire appel à une autre artiste russe, Nathalie Parain. La vitrine montre l’exemplaire original de « La Buse et le cochon », nouvellement illustré par ses soins en 1943. On trouve également l’édition originale des « Contes du Chat perché » (Gallimard NRF, 1946), un des 990 exemplaires numérotés, relié d’après la maquette de Paul Bonet.
Nathalie Parain, l’illustratrice préférée de Marcel Aymé
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé
« Je n’écris plus un conte du chat perché sans penser à vos dessins, si bien que vous êtes maintenant responsable du texte et des illustrations. » Marcel Aymé, lettre à Nathalie Parain, 7 décembre 1940.
D’origine russe, Nathalie Parain (1897-1958), de son vrai nom Natalia Tchelpanova, est connue pour la création de livres d’activités à l’Atelier du Père Castor : c’est elle qui va illustrer pendant seize années consécutives toutes les versions des Contes du Chat Perché : « Le Canard et la panthère » (1937), « Le Paon » (1938), « Le Cerf et le chien » (1938), « Les Cygnes » (1939), « Le Mouton » (1940), sont exposés dans l’édition originale. L’exemplaire du « Canard et la panthère » se signale par un rare envoi autographe de Marcel Aymé à l’écrivain et philosophe Paul Nizan.
La troisième vitrine dévoile les éditions originales des Contes du Chat perché suivants : « Les Boîtes de peinture » (1941), « Les Vaches » (1942), « La Patte du chat » (1944), et « Le Problème » (1946). Elle comporte également l’un des trois albums édités par Gallimard et regroupant une série des contes : « Les Autres Contes du chat perché » (Gallimard, 1950), toujours illustrés par Nathalie Parain.
Illustratrice préférée de Marcel Aymé, Nathalie Parain a eu la possibilité de collaborer pendant une très longue période avec les « Contes du Chat perché », tout en travaillant à d’autres albums (« Baba Yaga » (Père Castor, 1932) ; « Châtaigne » de Tchekhov (NRF, 1934) et « Histoires vraies » de Tolstoï (NRF, 1936)). Chaque histoire possède une coloration particulière, déterminée par son thème et résumée dans un accord de deux couleurs qu’annonce la page de couverture.
« On comprend alors l’attachement de Marcel Aymé pour ces illustrations qui, bien que formant contrepoint avec le texte, sont un creuset où s’allume et s’embrase l’affectivité des enfants. » C-A Parmegiani.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé
« Je n’écris plus un conte du chat perché sans penser à vos dessins, si bien que vous êtes maintenant responsable du texte et des illustrations. » Marcel Aymé, lettre à Nathalie Parain, 7 décembre 1940.
D’origine russe, Nathalie Parain (1897-1958), de son vrai nom Natalia Tchelpanova, est connue pour la création de livres d’activités à l’Atelier du Père Castor : c’est elle qui va illustrer pendant seize années consécutives toutes les versions des Contes du Chat Perché : « Le Canard et la panthère » (1937), « Le Paon » (1938), « Le Cerf et le chien » (1938), « Les Cygnes » (1939), « Le Mouton » (1940), sont exposés dans l’édition originale. L’exemplaire du « Canard et la panthère » se signale par un rare envoi autographe de Marcel Aymé à l’écrivain et philosophe Paul Nizan.
La troisième vitrine dévoile les éditions originales des Contes du Chat perché suivants : « Les Boîtes de peinture » (1941), « Les Vaches » (1942), « La Patte du chat » (1944), et « Le Problème » (1946). Elle comporte également l’un des trois albums édités par Gallimard et regroupant une série des contes : « Les Autres Contes du chat perché » (Gallimard, 1950), toujours illustrés par Nathalie Parain.
Illustratrice préférée de Marcel Aymé, Nathalie Parain a eu la possibilité de collaborer pendant une très longue période avec les « Contes du Chat perché », tout en travaillant à d’autres albums (« Baba Yaga » (Père Castor, 1932) ; « Châtaigne » de Tchekhov (NRF, 1934) et « Histoires vraies » de Tolstoï (NRF, 1936)). Chaque histoire possède une coloration particulière, déterminée par son thème et résumée dans un accord de deux couleurs qu’annonce la page de couverture.
« On comprend alors l’attachement de Marcel Aymé pour ces illustrations qui, bien que formant contrepoint avec le texte, sont un creuset où s’allume et s’embrase l’affectivité des enfants. » C-A Parmegiani.
Informations pratiques
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé - Alphonse, le chat de Marcel Aymé, sculptée dans l’acier par Jean-Claude Sadoine,
« Ces contes ont été écrits pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans. » Marcel Ayme.
Du 1er juin 2026 au 20 septembre 2026
Entrée libre de 10 h à 18 h
Hôtel Littéraire Marcel Aymé
16 rue Tholozé à Montmartre
75018 Paris
Téléphone : 01 42 55 05 06
Stations de métro : Blanche sur la ligne 2 ou Abbesses sur la ligne 12.
www.hotel-litteraire-marcel-ayme.com
Informations des lecteurs : Dans le cadre de la nouvelle loi encadrant le travail des influenceurs, mais aussi des journalistes et tous ceux qui sont présents sur les réseaux sociaux, nous vous informons que cet article n'a pas donné lieu à rémunération.
Visuels : ©Hôtel Littéraire Marcel Aymé - Alphonse, le chat de Marcel Aymé, sculptée dans l’acier par Jean-Claude Sadoine,
« Ces contes ont été écrits pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans. » Marcel Ayme.
Du 1er juin 2026 au 20 septembre 2026
Entrée libre de 10 h à 18 h
Hôtel Littéraire Marcel Aymé
16 rue Tholozé à Montmartre
75018 Paris
Téléphone : 01 42 55 05 06
Stations de métro : Blanche sur la ligne 2 ou Abbesses sur la ligne 12.
www.hotel-litteraire-marcel-ayme.com
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Carole Grouésy