Delphine Nardin, créatrice française de bijoux contemporains, présente de nouvelles pièces accompagnées de photographies de Bianca Sforni à Paris, d’une part au Carré Rive Gauche, puis dans sa Galerie parisienne. Autodidacte du bijou mais formée à l’archéologie et à la géologie, son travail se caractérise par l’usage de matériaux glanés dans la nature - verre dépoli, bois flotté, coquillages, pierres brutes - qu’elle transforme en sculptures joaillières poétiques, porteuses de mémoire.

Quand la préciosité se cache dans l’imparfait

Visuel© Delphine Nardin, bague coquillage, argent.

Delphine Nardin, du fait de sa formation à l’archéologie, commence par ramasser des objets naturels ou industriels patinés par les éléments, puis découvre le verre dépoli sur les plages du Cotentin - un véritable « cadeau du ciel » qui devient son matériau signature. La créatrice y voit une mémoire de la mer et du temps. Elle développe alors sa pratique en expérimentant, en associant matériaux bruts et métaux précieux, et en travaillant selon un geste volontairement économe. Elle crée également des architectures mobiles, souvent très épurées.  

« Glaner est depuis toujours une ressource vitale et nécessaire. J’y puise les matériaux à partir desquels je construis mes bijoux. Bois flottés, verre dépoli par la mer, fragments de coquillages, j’aime ces objets trouvés, réminiscences industrielles accidentées, vestiges du vivant, qui portent l’empreinte du temps.

J’associe le verre dépoli à l’or, j’ennoblie le bois flotté d’une patine de bronze, je transpose les vestiges du vivant en empreintes d’argent par le procédé de la fonte à cire perdue. En imaginant des architectures mobiles, en jouant avec les vides et les pleins, la lumière, dans un geste que je veux le plus économe, c’est une certaine idée du beau que j’essaie de faire advenir. »

Le Japon et son esthétique du wabi-sabi, l’inspire et fait mouche avec son goût pour l’imperfection, la trace, la légèreté. L’esthétique de Delphine Nardin est à la fois organique et minimaliste nous entraine dans un monde de poésie.

Une visibilité internationale

Visuel© Delphine Nardin, collier en verre dépoli et argent.ve

Les bijoux de Delphine Nardin sont présentés dans des galeries en France et en Europe, et elle participe à des expositions collectives internationales, en particulier en Europe et aux USA.

En tant que membre du Carré Rive Gauche elle propose dans le cadre de l’exposition « l'Objet Extraordinaire », organisée par le Carré, une présentation de ces dernières pièces uniques, accompagnées de photographies de Bianca Sforni.

Le Carré Rive Gauche est lieu situé » dans le 7ème arrondissement parisien, s’y trouve de nombreux antiquaires et galeries d’art. C’est l’un des hauts lieux parisiens pour découvrir des objets rares couvrant 7 000 ans d’histoire, depuis l’Antiquité jusqu’à l’art contemporain. Il prend place entre la rue du Bac, rue de Verneuil, rue de Beaune, rue de Lille, entre Saint‑Germain‑des‑Prés et le Musée d’Orsay.

Actualités pratiques

 Visuel© Delphine Nardin

L’objet extraordinaire

Carré Rive Gauche

Du mercredi 03 ausamedi 06 juin 2026
de 11h00 à 19h00.

Métros : Rue du Bac (Ligne 12) / Saint-Germain-des-Prés (Ligne 4) / Tuileries (Ligne 1) / Palais-Royal (Ligne 1 et 7)
Parkings : Bac Montalembert (Accès par l’angle rue du Bac et rue Montalembert) / Saint-Germain (Accès face au 169 boulevard Saint-Germain) / Louvre (Accès par le tunnel des Tuileries)

https://www.carrerivegauche.com/fr/
 
Galerie Delphine Nardin

Du mercredi 3 juin au vendredi 3 juillet 2026
de 14h00 à 18h30.

31 rue de Verneuil
75007 Paris

http://www.delphine-nardin.fr/

galeriewoolworth.com

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